Home Jeunes
Jeunes
jeunes Imprimer Envoyer

 

 

 

Pour les jeunes filles de 18 à 30 ans qui désirent découvrir la vie monastique, il est possible de faire une retraite en bénéficiant d'une initiation à la liturgie, à la lectio divina, au chant grégorien etc...

se renseigner au 02 43 95 45 02 ou à l'adresse : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

 

****************

 

 

 

VIVRE EN CHRÉTIEN

à l’école du Youcat et de Mère Cécile Bruyère


« Chers jeunes, je vois en vous la beauté du visage jeune du Christ

et mon cœur est plein de joie.

Aujourd’hui encore, Jésus demande :

‘‘ Veux-tu être mon disciple, veux-tu être mon ami ? ’’

Il vous attend, il compte sur vous. »

Pape François aux JMJ de Rio

Vivre  en  chrétien

à l’école du Youcat et de Mère Cécile Bruyère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AUJOURD’HUI, il n’est pas facile d’être disciple de Jésus et de marcher sur ses traces.C’est pourquoi il est important d’être solide dans sa foi pour savoir ce qui compte réellement dans la vie et pour découvrir qui est la source du vrai bonheur.Un tel apprentissage  ne se fait pas seul, nous avons besoin de témoins.

 

 

 

Refais-moi à ton image, Seigneur,

à force de t’incliner vers moi.

Mère Cécile Bruyère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quel est le sens de ma vie ?

 


Être un homme signifie : venir de Dieu et aller vers Dieu. Dieu nous a créés en vertu du « trop-plein » de son amour. Il a voulu partager sa joie avec nous qui sommes les créatures de son amour. Cf. Youcat 1 & 2

Mère Cécile Bruyère : Dieu a créé l’homme pour contracter un lien d’amour et d’intimité qui aura au ciel sa perfection et son achèvement. Nous sommes l’effet de son amour, nous sommes le fruit de son cœur.

Le but de notre vie est de nous unir à Dieu dans l’amour, d’être totalement en conformité avec les désirs de Dieu. Nous devons permettre à Dieu de « de vivre sa vie en nous » (Mère Teresa). C’est cela être « saint ». 
Cf. Youcat 342

 

 

 


La sainteté :

Répondre oui à Dieu

Les moyens : les vertus théologales : FOI, ESPÉRANCE, CHARITÉ

La foi, l'espérance et la charité

sont les vertus théologales, ces dispositions

intérieures qui nous unissent à Dieu.

 

 

 

 

 

 

LA FOI est le chemin créé par Dieu qui conduit à la vérité qui est Dieu lui-même. Croire, c’est s’engager avec Dieu dans une relation confiante. Ce qui importe, c’est la foi agissant par la charité (Ga 5,6), car c’est dans  ses actes d’amour que l’on voit si quelqu’un croit vraiment au Dieu d’amour. Cf. Youcat 307

 

Mère Cécile : Que notre foi devienne assez ferme et assez pleine afin de voir Dieu partout où il est, c’est-à-dire en tout, alors notre existence se transforme et devient un tissu de paix et de joie.

 

 

 

 

 

 

L'ESPÉRANCE est la vertu par laquelle nous désirons fermement et durablement ce pour quoi nous sommes sur terre : louer Dieu, le servir et trouver notre accomplissement en Dieu, ce en quoi consiste notre vrai bonheur. Cf. Youcat 308 Mère Cécile : La foi donne la connaissance de la vérité, mais l’aspiration vers le bien de Dieu, c’est l’espérance.

 

 

LA CHARITÉ est la vertu par laquelle nous pouvons nous donner totalement à Dieu, nous unir à lui, et aimer notre prochain comme nous-mêmes, sans réserve, par amour de Dieu qui nous a aimés le premier. Cf. Youcat 309

 

 


Mère Cécile : La charité a non seulement pour objet un être divin, mais elle est divine aussi par nature. Croyez-vous en effet que votre nature seule serait capable d’aimer et d’adorer si Dieu ne s’installait dans votre âme pour s’aimer lui-même en vous ?

La charité à son apogée prend un caractère angélique. C’est un feu qui brûle toujours, quelle que soit la diversité des événements.

L’amour divin n’est pas qu’affectif, il est effectif et l’effectif est dans la dépense de soi pour Dieu. Je préfère de beaucoup ce côté aux beaux sentiments.

Sourire à toutes les voies de Dieu, quelles qu’elles soient est certainement la forme de l’amour le plus délicat.

La sérénité est un baromètre qui dirige assez sûrement l’âme pour lui faire connaître si, à travers les accidents divers de la vie, elle est fidèle au plus parfait amour.

 

 

 

 

 

 

 

Les  modèles : La Vierge Marie et les saints

 

 

 

Mère Mère Cécile : Marie nous a tracé la voie de la sainteté lorsqu’elle a répondu oui à Dieu en disant : Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole.La sainteté n’est pas dans telle ou telle circonstance, mais dans l’acquiescement généreux et complet à la volonté de Dieu. C’est la sainteté de Notre-Dame. Elle est notre modèle.: La ViergeAucun effort humain ne peut produire l’union avec Dieu qui est l’essence de la sainteté. Les saints sont des hommes comme les autres, seulement ils ont pris au sérieux les conditions de leur création et la fin que Dieu s’est proposée en les créant. Ils ont employés fidèlement toutes les grâces que le Seigneur a mises à leur disposition.

 

 

 

La sainteté est le seul intérêt de l’existence, et la vie ne vaut pas la peine d’être vécue si nous ne tendons pas vers ce but.

 

 

 

 

LES  GRANDS  CADEAUX  DE  DIEU


L’Église, épouse du Christ

 

 

 

Jésus-Christ aime l’Église comme un époux aime son épouse. Il s’unit à elle pour toujours et donne sa vie pour elle. Son épouse, c’est nous.
Cf. Youcat 127

Mère Cécile : Ô sainte Église de Dieu, sortie du côté du Christ Époux endormi sur la croix, vous êtes ma Mère, Mère sans tache ni ride, Mère d’une beauté, d’une force et d’une splendeur incomparables. Je n’irai à Jésus qu’en proportion de l’amour que j’aurai pour vous ; je ne serai bénie que par vous en qui sont toutes les bénédictions de Dieu.

 

L’Église est une démonstration de ce que peut faire le Saint-Esprit en nous. Nous admirons notre mère parce qu’elle est sans tache, ni ride, toujours aussi grande, aussi belle, aussi digne de Dieu, aussi immaculée. Toute âme  humaine est une petite Église.



Les destinées de l’Église sont les nôtres, elle n’est le temple de Dieu que parce qu’elle est composée de pierres vivantes ; elle n’est l’Épouse, que parce qu’elle est formée de toutes les âmes qui sont conviées à l’éternelle union.

 

 

 

L’Écriture Sainte

 


Mère Cécile : La sainte Bible... prédilection sur tout autre livre. Il y a toute la distance du divin à l’humain. Toutefois, on comprend mieux la Bible avec quelques notions de théologie qui aident à pénétrer cette poésie dont tous les symboles cachent une vérité, car c’est bien là que le beau est la splendeur du vrai. Pas de rêveries creuses, pas de sacrifices à la littérature et à la rhétorique, rien que la vérité éternelle sous une forme créée.


Confions à notre mémoire les Saintes Écritures. Une bonne nourriture fait prendre à l’âme des mœurs célestes.


Lorsque l’âme est enrichie des dons célestes, qu’elle est ornée des paroles de la sainte Écriture, elle ressemble à un tabernacle et à l’arche d’alliance où Dieu réside.


Que l’Évangile nous fait donc bien connaître le Cœur adorable de notre très unique Seigneur Jésus ! Le connaître, c’est l’aimer.


Le Christ est notre modèle. Sa vie entière est pour nous un exemple et l’Église le sait bien. Pourquoi elle nous donne-t-elle avec abondance l’Écriture Sainte ? C’est pour connaître le Christ de plus en plus. La vie est courte et il s’agit de se transformer sur un modèle si splendide. Nul n’entrera dans le royaume de Dieu qu’avec la ressemblance parfaite du Christ.

 

 

La prière liturgique

 


La source la plus profonde de la liturgie est Dieu, dans lequel se déroule une éternelle et céleste fête de l’amour : la joie du Père, du Fils et de l’Esprit Saint. Cf. Youcat 170


Mère Cécile : Ne sommes-nous pas heureuses de commencer ici-bas la vie du ciel, c’est-à-dire de tout ramener à la louange divine ? La royauté sur la terre a été donnée à l’homme pour qu’il soit la voix intelligente de la création à la louange du Dieu, Père, Fils et  Saint-Esprit.


Le cœur devient un autel où Jésus-Christ seul habite, et rend à son Père un sacrifice d’adoration, de louange et d’amour.


Le cycle liturgique est un Credo vécu. Il est en même temps un traité complet de vie spirituelle, pouvant s’adapter à chaque âme selon ses besoins.


Songez que cette célébration annuelle des mystères du salut est un moyen de nous les assimiler davantage, moyen qui ne se présente qu’un nombre limité de fois dans une vie humaine. Or, si l’important pour nous est bien que nous ayons été rachetés, il est non moins important que nous prenions souci de nous incorporer le fruit de la Rédemption.

 

 

Les sacrements

 


Les sept sacrements (le baptême, la confirmation, l’eucharistie, la réconciliation, l’onction des malades, le mariage et l’ordre) sont une rencontre avec le Christ. Cf. Youcat 193

 

Mère Cécile : Les sacrements contiennent Dieu et le communiquent à l’homme.

 

 

 

 

Le baptême est une alliance avec Dieu. Si quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle : l’être ancien a disparu, un être nouveau est là (2 Co 5,17). Cf. Youcat 194


 


 

 

Mère Cécile : Le baptême fait de nous le temple du Père et du Fils et du Saint-Esprit, nous portons la sainte Trinité en nous.

Le baptême est le premier échelon de la sanctification. L’enfant de Dieu y est magnifiquement doté. Il a non seulement les biens naturels que Dieu nous a départis en nous créant, mais aussi les dons surnaturels. Car, par la filiation divine il reçoit la foi, l’espérance et la charité qui l’adaptent à la fin pour laquelle il a été créé.

Le baptême est une grâce, un don gratuit, une chose qui ne nous est pas due. Tout enfant baptisé entre en possession de la vie surnaturelle et il peut aspirer à son plein développement.

 

 

 

 

La confirmation est le sacrement par lequel nous recevons le don de l’Esprit Saint.
Cf. Youcat 203

Mère Cécile : Dans l’affirmation de la foi reçue au baptême, le sacrement de confirmation nous fournit l’énergie et une assurance tranquille qui sont le signe de la vraie force.

 

 

 

 

La Sainte Eucharistie est le sacrement par lequel Jésus-Christ livre pour nous son Corps et son Sang, par lequel il se donne lui-même, afin que nous aussi nous nous donnions à lui par amour. Cf. Youcat 208

Mère Cécile : Nous sommes créés pour Dieu et sur la terre, il se met à notre disposition dans l’Eucharistie et nous n’irions pas mettre là notre bonheur ? Quand nous approchons de Dieu, nous approchons du centre de la joie.

 

La communion nous unit, non seulement à Dieu mais à nos frères. C’est le moyen d’anticiper ce qui se fera au ciel : la vision de Dieu communiquée directement fera l’unité du ciel ; sur la terre, Dieu se communique par le sacrement, et cela doit produire la même unité.


Lorsque nous recevons le Seigneur dans la sainte Eucharistie, demandons-lui de nous façonner, de nous refaire à sa ressemblance.

 

Le Christ manifeste son amour en allant chercher ceux qui sont perdus, c’est pourquoi il nous a donné le sacrement de pénitence et de réconciliation. Cf. Youcat 224

 


Mère Cécile : L’âme qui est en contact avec Dieu se jette dans ses bras avec la confiance la plus absolue car il n’y a pas de plaie affreuse, horrible que le Seigneur ne consente à guérir, il faut seulement reconnaître ses plaies et vouloir être guéri.

La première chose que dom Guéranger m’ait apprise, c’est ce merveilleux procédé qui consiste à faire de nos fautes autant d’échelons pour monter vers Notre-Seigneur. Il y a tant d’amour dans ce cri de l’âme qui a un vrai chagrin d’avoir blessé Celui qu’elle aime et de qui elle tient tout.


 

 

 

L’ESPRIT SAINT AGIT EN MOI

 

 

 

L’Esprit Saint m’ouvre à Dieu. Être le « temple de l’Esprit Saint » signifie : être présent, corps et âme, pouraccueillir cet hôte qui est Dieu en nous. Plus nous sommes ouverts à l’Esprit Saint, plus il devient un maître de vie. Cf. Youcat 120

 

 

 

 

Mère Cécile : Le Fils nous a révélé le Père, mais c’est le Saint-Esprit qui nous donne l’aptitude de connaître le Fils, qui crée en nous le lien qui nous attache à lui. C’est le Saint-Esprit qui nous introduit dans la Sainte Trinité, c’est par lui que nous arrivons au Père et au Fils.


Plus le Saint-Esprit réside dans l’âme, plus il lui donne sa vraie physionomie. C’est lui qui donne sa proportion, sa beauté, son éclat.

 

 

Demandons au Saint-Esprit de s’emparer de nous pour nous transformer : il a mis tous ses soins à former le corps de Notre-Seigneur dans le sein de la Vierge Marie, de même  il est chargé de nous donner la ressemblance du Fils de Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PRIE TON PÈRE DANS LE SECRET

 

 


Prier, c’est tourner son cœur vers Dieu. Quand quelqu’un prie, il entre dans une relation vivante avec Dieu, il sait que Dieu existe, qu’il est là et que l’on peut lui parler. Cf. Youcat 469

Mère Cécile : Prier son Père dans le secret, n’est-ce pas encore chercher Dieu au fond de son âme, dans cette demeure secrète que le baptême a créé en nous ?

Le Notre Père est une prière vivante et agissante, elle est le secret de notre transformation en Dieu.

 

La prière nous tient près de Dieu.

 

 

Nous adorons Dieu parce qu’il existe, et qu’en le respectant et en l’adorant, nous répondons comme il convient à sa Révélation et à sa présence. C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras et à lui seul tu rendras un culte (Mt 4,10). Cf. Youcat 353

Adorer Dieu, pour un chrétien, c’est aussi reconnaître, le cœur plein de gratitude, Jésus, en qui Dieu nous aimés en premier et qui est notre Sauveur. C’est entrer dans sa confiance infinie de Fils, nous associer à sa prière et nous laisser conduire par lui, pas à pas, jusqu’au Père. Cf. Youcat 485  &  477

Mère Cécile : Nous sommes faits exclusivement pour Dieu. Il est bien juste que Dieu trouve sur cette terre des gens qui ne pensent qu’à lui. Que font les moines et les moniales ? Ils adorent ; si cela suffit pour occuper les chérubins et les séraphins dans le ciel, cela peut nous suffire aussi.

 

 

 

Dans un langage adapté au contexte de vie des jeunes, le YOUCAT propose, sous la forme de questions et de réponses, l’ensemble de la foi catholique, conformément à sa présentation dans le Catéchisme de l’Église catholique (CEC) sans pour autant reprendre l’intégralité de son contenu.

 

 

 

Fondatrice et première abbesse de l’abbaye bénédictine Sainte-Cécile de Solesmes, MÈRE CÉCILE BRUYÈRE(1845- 1909) fut un guide remarquable de vie spirituelle. L’abbé de Solesmes, dom Guéranger, dont elle fut un fidèle disciple, lui communiqua son amour pour l’Église et la forma à tout apprendre de cette « Mère » qui est aussi un « Maître ». L’abbesse écrivit le résumé de ses instructions aux moniales dans un livre intitulé « La vie spirituelle et l’oraison ». Aujourd’hui encore son message lumineux et exigeant soutient la vie chrétienne des moines et moniales de Solesmes et de tous ceux qui aiment puiser à son enseignement.


Les extraits du Youcat sont reproduits avec l’aimable autorisation des trois coéditeurs du livre : Bayard, Cerf et Fleurus-Mame.

Illustrations : La chapelle  « Redemptoris Mater » du pape Jean-Paul II. Photos reproduites avec l’aimable autorisation des éditions Fatès.

 

 

 

 

 

La mesure de notre foi

est celle de notre joie.

Mère Cécile Bruyère

 

Mise à jour le Dimanche, 27 Octobre 2013 10:59
 


Valid XHTML and CSS.