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Sources de la vie monastique
Entrer dans la joie de Dieu Imprimer Envoyer

« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » (Ph 4,4). « Ce précepte du Seigneur, transmis par l’apôtre saint Paul, ne peut être qu’une révélation de Dieu. Si Dieu ne nous avait pas donné la joie et tous les moyens de la garder, Il n’aurait pas pu nous faire de la joie un précepte. » (Dom Paul Delatte, propos recueillis par dom Blazy ; 16 décembre 1933). De fait, Dieu a choisi de nous créer, non parce qu'Il avait besoin de nous, mais gratuitement, par amour. Dieu est heureux, infiniment et éternellement heureux, et Il veut nous faire participer à son bonheur : « Entre dans la joie de ton Seigneur » (Mt 25, 21). Notre entrée dans la joie de Dieu ne sera définitive et plénière qu’au seuil de la vie éternelle, mais nous sommes déjà invités à marcher vers elle et à faire de notre vie un chemin de bonheur.

Mise à jour le Lundi, 22 Mars 2010 06:58
 
Un appel personnel Imprimer Envoyer

AppelTous les hommes sont invités à trouver en Dieu leur bonheur, mais le chemin qui y mène est propre à chacun. Il importe donc de découvrir sa voie de bonheur, nous dirions presque sa voix de bonheur. En effet, on peut comparer l'univers à un grand orchestre dont Dieu serait le chef. Un orchestre se compose de nombreux instruments : chacun a ses capacités, ses qualités, ses charmes. Ils ont aussi des voix, des partitions, des rôles propres. Le tout concourt à la beauté, à l'harmonie de l'ensemble. Si la grosse caisse tentait de jouer la partition de la flûte traversière, non seulement elle n'y arriverait pas, mais encore, elle risquerait de tout gâcher. Notre vocation est comme la partition que Dieu nous donne à jouer pour que nous puissions contribuer, chacun à sa place, à la beauté de l'ensemble, tout en parvenant à la pleine réalisation de ce pour quoi nous sommes créés.

Mise à jour le Lundi, 29 Mars 2010 13:10
 
Suivre le Christ Imprimer Envoyer

SuivreDans le discours placé au début de l’Évangile de saint Matthieu, Jésus se fait le messager du grand dessein de Dieu sur l’homme : « Heureux… ! »(Mt 5, 3) L’énoncé des béatitudes indique bien que suivre le Christ signifie s’engager sur le chemin du bonheur. Il en est ainsi pour tout disciple, convié à accueillir le Royaume de Dieu, mais aussi pour ceux auxquels Il confie la « partition » de la vie consacrée, c’est-à-dire ceux qu’Il invite à tout quitter pour imiter de près la vie que Lui-même a menée.

 
En effet, au cours de son existence terrestre puis après sa Résurrection et tout au long de l’histoire de l’Église, le Christ appelle des hommes et des femmes, non seulement à faire de Lui le sens de leur vie, mais à reproduire en eux, dans la mesure du possible, sa forme de vie chaste, pauvre et obéissante. La chasteté du Christ est l’expression de son amour virginal pour le Père. Sa pauvreté confesse qu’Il reçoit tout du Père et Lui rend tout par amour. Son obéissance filiale, Le révèle comme infiniment aimé et aimant, comme Celui qui se complaît uniquement dans la volonté du Père, auquel Il est parfaitement uni et dont Il dépend tout entier. (cf JEAN-PAUL II ; Exhortation apostolique post-synodale, Vita consecrata, n° 16)


L’invitation de Jésus à tout quitter pour Le suivre jusque dans l’intimité de sa vie de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, est précédée d’un regard plein d’amour que Jésus pose, comme sur le jeune homme riche de l’Évangile, sur celui ou celle qu’Il appelle. En effet, seuls la certitude d’être aimé(e) personnellement par Dieu et par le Christ, et le désir de répondre amour pour amour, rendent capable de donner toute sa vie à Celui qui est la seule vraie richesse du cœur de l’homme.

Mise à jour le Lundi, 29 Mars 2010 13:09
 
A l'école de saint Benoît Imprimer Envoyer

saint benoitLa vie terrestre du Christ est d’une telle plénitude qu’elle peut trouver bien des formes d’imitation. C’est ce qui permet la riche variété des modes de vie consacrée. La vie monastique est l’un de ces modes.

Enraciné dans la tradition biblique et stimulé par l’exemple du Fils de Dieu fait homme, le monachisme a germé lentement dans l’Église pour fleurir vers la fin du IIIème siècle dans les déserts d’Égypte, de Syrie, de Palestine et de Cappadoce alors que les grandes persécutions romaines tendaient à s’éteindre. Saint Benoît, né vers 480 en Italie, s’est situé résolument dans la lignée de ces premiers moines et mérita de devenir le patriarche des moines d’occident.

  

saint BenoitAprès trois années de vie solitaire dans une grotte à Subiaco, il regroupa en douze petits monastères les jeunes gens qui affluaient vers lui, attirés par sa bonté, sa sagesse et la paix qu’il faisait rayonner. Plus tard, des difficultés amenèrent l’homme de Dieu Benoît à changer de lieu. Près de Naples, au sommet de la montagne du Cassin, il fonda un grand monastère, centre de prière et de louange qui, sous son autorité paternelle, devint aussi foyer de civilisation et d’humanisme chrétiens.  

 

 

 règleParvenu au faîte de son expérience spirituelle, il acheva de rédiger la Règle des moines dans laquelle il sut recueillir la sagesse du monachisme antérieur, tant oriental qu’occidental. Dans ce bref écrit, saint Benoît fait à son tour écho à l’appel du Seigneur : « Quel est l’homme qui veut la vie et désire voir des jours heureux ? », montrant ainsi que le chemin qu’il propose au candidat à la vie monastique est fondamentalement un chemin de bonheur. Non pas un bonheur factice et éphémère mais le seul bonheur vrai et durable, celui que l’on ne trouve qu’en Dieu. En effet, si le désir du bonheur est la première condition donnée par saint Benoît pour entrer au monastère, il y en a une seconde, tout aussi importante : chercher Dieu. Saint Benoît invite donc à chercher le bonheur en cherchant le Dieu unique qui nous a créés pour nous faire partager son propre bonheur.

Mise à jour le Lundi, 29 Mars 2010 13:08
 


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